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Voyage et Tourisme

Crise sanitaire : les retombées économiques suite au coronavirus dans le tourisme

Avec 1,4 milliard de personnes par an qui se rendent dans un pays étranger et 10 % du PIB mondial. Le tourisme est un secteur phare de l’économie internationale. La crise du coronavirus, qui l’a temporairement mis au point mort; peut aussi être vue comme une réelle occasion de remise en question. Afin de préparer l’après-crise, nous vous présentons quelques retombées économiques qui donnent à réfléchir.

Après-crise : le tourisme doit-il mieux prendre en compte la gestion des risques ?

Avec tous les imprévus climatiques, économiques ou encore sanitaires qu’ont voit régulièrement se présenter, nombreux sont ceux qui s’étonnent régulièrement de la faiblesse de la gestion des risques dans l’industrie touristique. En cette période de crise, c’est d’autant plus visible; et on voit clairement que l’absence de mutualisation du risque fait porter tout le poids financier des annulations aux entreprises du secteur touristique. Avec le coronavirus, les acteurs de la filière prennent conscience de l’importance de préparer en amont la gestion de ce type de crises qui pourraient éventuellement se reproduire à l’avenir. Ils ont bien compris l’importance de mener une réflexion collective sur le sujet. C’est dans cet esprit que l’agence Majorine, acteur phare du tourisme local antillais organise cette semaine, une visioconférence sur le thème « Tourisme et coronavirus : gérer la crise et envisager le futur ». À plus grande échelle, la profession s’organise pour trouver collectivement des solutions d’avenir durable.

Et si on le relocalisait ?

Dans le contexte actuel et à l’approche des vacances estivales, il peut être difficile de se projeter dans une mobilité à venir, surtout si l’on espérait voyager loin de chez soi. Si le monde a plutôt tendance à s’orienter vers un tourisme de masse ou overtourisme, la crise sanitaire actuelle pourrait pousser les voyageurs à privilégier des destinations plus locales, développant un tourisme plutôt intrarégional. Cette année, les touristes français pourront par exemple trouver moins risqué d’organiser une randonnée dans les Pyrénées. Ils préferent cela plutôt que de s’exiler sur les plages de Bali. Cela pourrait leur permettre d’optimiser leur temps de vacances en réduisant leur temps de trajet, tout en limitant leur impact environnemental. Cela pourrait également bénéficier à de nombreux petits commerçants locaux et compenser la perte éventuelle des touristes étrangers.

Zoom sur le e-tourisme : comment tire-t-il son épingle du jeu ?

Depuis les années 2000, on voit apparaître une nouvelle forme de tourisme. Celle-ci a explosé depuis le début de la crise sanitaire en Chine. À l’instar du Louvre à Paris, de nombreux musées et monuments proposent des visites guidées en ligne. Les visiteurs peuvent également participer virtuellement à certains spectacles en live, c’est ce que propose par exemple le Metropolitan Opera. D’autre part, de grands événements comme les fashions weeks de Milan et de Londres sont partagées en live sur Internet à leurs clients. Cette nouvelle tendance qui se dessine pourrait être une alternative au tourisme de masse. Ce principe permet d’éviter le déplacement de foules pour certaines occasions spécifiques.

En conclusion, l’épisode épidémique que nous traversons, peut aussi être considéré comme le point d’arrivée d’un tourisme mondial déjà vulnérable. Celui-ci nécessite des évolutions structurelles. Il reste à voir combien de temps va durer cette crise. En attendant, pourquoi ne pas en profiter pour mieux découvrir sa propre région en faisant de la randonnée ou en revisitant ses villages voisins ?

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